les top des world projet in africa
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Politique
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03 oct. 2009 01h21 par papie
Modifié le :
26 janv. 2012 22h31
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Dr. Henri MATIP MA SOUNDJOCK COLLECTION AICP LE CYCLE DES PROJETS DE DEVELOPPEMENT Aide mémoire destiné aux financiers,banquiers, gouvernements, cabinets conseils; et promoteurs de projets ÉDITION AICP : SOCIÉTÉ AFRICAINE DE GESTION ET DE FINANCEMENT DES MEDIAS i PRÉFACE ii AVANT PROPOS u- REMERCIEMENT SOMMAIRE I -OBJECTIFS GÉNÉRAUX DU MANUEL II- LE CYCLE DE PROJET III- IDENTIFICATION IV- PRÉPARATION V- ÉVALUATION VI- NÉGOCIATION ET PRÉSENTATION DU PROJET AU CONSEIL D'ADMINISTRATION VII- EXÉCUTION ET SUPERVISION VIII- ÉVALUATION ET RETROPECTIVE X- CONCLUSION Annexe :
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26 janv. 2012 22h31
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Histoire de l'indépendance du Cameroun: un débat ouvert sur les vérités et mensonges de l'histoire du Cameroun
source AICP
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Cameroun fut placé sous
tutelle de l'Organisation des Nations unies qui déléguèrent cette
tutelle à la France et à l'Angleterre. L'adoption par la
France des Constitutions de 1946 et de 1958 permit aux populations
locales de participer à la gestion du pays. Ainsi des assemblées
locales furent créées. D'abord l'Assemblée Représentative du Cameroun
(ARCAM) en 1946, qui devient en 1952 l'Assemblée Territoriale du
Cameroun (ATCAM) et enfin, en 1956, la France accorde l'autonomie
interne au Cameroun Français et l'assemblée devient Assemblée
Législative du Cameroun (ALCAM). Par ailleurs, des élus
camerounais furent envoyés en France représenter leur pays à
l'Assemblée nationale française, à l'Assemblée de l'Union française et
au conseil économique. C'est aussi le début des syndicats indigènes.
Soulevée dès l’entre-deux-guerres, la question de l'indépendance est à
nouveau posée par l’UPC, constituée le 10 avril 1948 à Douala. Elu
secrétaire général de l’UPC en novembre 1948, Ruben Um Nyobè devient la
figure emblématique du mouvement[1]. Bien que les autorités coloniales
qualifient publiquement l’UPC de "communiste", la police française est
bien obligée de constater – dans ses rapports secrets – que Um Nyobè
est un homme d'exception. Il "tranche, et de beaucoup, sur la faune
politique camerounaise", note-t-elle[2]. L'indépendance du
Cameroun était refusée par les autorités françaises comme par les
colons installés dans le pays. À la suite de la conférence de
Brazzaville, ces derniers avaient créé, le 15 avril 1945, l'Association
des Colons du Cameroun (ASCOCAM) dans le but de défendre leurs intérêts
et d'empêcher le progrès social revendiqué par les syndicats. Des
affrontements violents eurent lieu entre les membres les plus radicaux
du colonat et les "indigènes" en septembre 1945. Selon des archives
retrouvées par les auteurs du livre Kamerun!, "de nombreux Africains
sont à cette occasion 'abattus dans le dos, le plus souvent avec des
fusils de chasse' "[3]. Ayant réussi à prendre le dessus sur
les "colons de combat", l'administration coloniale favorisa la création
de partis politiques hostiles à l'UPC comme l'ESOCAM, l'INDECAM, etc.
Favorisés par la fraude électorale, ces "partis administratifs"
empêchèrent l'UPC d'avoir la majorité à l'assemblée territoriale. "Il
faudrait faire un livre pour terminer le recensement des forces qui
collaborent avec la puissance pour combattre notre organisation",
commentera Um Nyobè en 1954[4]. Les années 1950 En mai
1955, de violentes manifestations entrainent des nombreux morts
camerounais. L'UPC est accusée d'avoir organisée ces heurts et le
gouvernement français (Gouvernement Edgar Faure (2))en conseil des
Ministres décide d'interdire l'UPC et ses démembrements. l'UPC prend
alors le maquis. Peu après, la loi cadre Gaston Defferre crée
un «état sous tutelle» du Cameroun (gouvernement autonome). André-Marie
Mbida est nommé Chef D'État et Premier Ministre de ce gouvernement.
Pierre Messmer, Haut Commissaire du Cameroun (représentant le
gouvernement français) chercha un compromis avec Ruben Um Nyobe, chef
de l'UPC, afin de faire cesser la violence. Cette démarche fut refusée
par le chef de l'UPC et la violence repartit de plus belle. Ce
refus du dialogue mena l'administration française à chercher une voie
vers l'indépendance sans l'UPC. André-Marie Mbida refusa de suivre
cette voie et démissionna en 1958. Ahmadou Ahidjo fut alors nommé
premier ministre. Ruben Um Nyobe est tué par l'armée Française au cours
d'un combat dans le maquis Bassa le 13 septembre 1958. Les dirigeants
de l'UPC fuient alors à l'étranger. Le 1er janvier 1960,
Ahmadou Ahidjo peut enfin prononcer cette phrase : «Camerounais,
Camerounaises, le Cameroun est libre et indépendant». Le Cameroun est
alors doté d'une constitution à vocation pluraliste prévoyant le
multi-partisme. Selon l'historien Bernard Droz[5], les
évènements de la période 1955-1959 feront de l'ordre de la dizaine de
milliers de morts, que ce soit la répression militaire coloniale ou les
luttes internes à l'UPC. L'historien Marc Michel[6] qui a étudié la
question spécifique de l'indépendance du Cameroun, souligne que
l'essentiel des combats eut lieu après l'indépendance. Il estime que «
plus vraisemblablement, la guerre a fait plusieurs dizaines de milliers
de morts, principalement des victimes de la "guerre civile", après
l’indépendance ». Cameroun placé sous l'administration Britannique
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Cameroun placé sous
l'administration britannique voit l'émergence de mouvements
indépendantistes et réunificateurs. En mai 1949, le Dr
Emmanuel Endeley crée le Cameroons National Federation (CNF) qui lutte
pour l'autonomie et la séparation du Cameroun britannique de la
fédération Nigériane. Des dissidents du CNF fondent le Kamerun
United National Congress (KUNC) jugeant le CNF trop frileux sur la
question de la revendication. La proposition du KUNC est simple : la
restauration du "grand Kamerun" du temps de l'empire colonial allemand
d'où l'orthographe utilisé. À la même période, l'UPC s'implante aussi dans le sud du Cameroun britannique. En 1953, KNUC et CNF fusionnent pour fonder le Kamerun National Congress (KNC) qui gagnera les élections de 1953.
Ces partis, autonomistes ou indépendantistes, furent entendus par les
autorités britanniques qui modifièrent les institutions suites aux
conférences de Mamfé (1950) et de Lancaster House (1959) sous l'égide
de l'ONU. En 1954, le Cameroun britannique se dote de sa propre administration et installe sa capitale à Buéa. En 1958, le Dr Endeley devient premier ministre du « self government » du Cameroun britannique. En 1959, John Ngu Foncha devient premier ministre du Cameroun britannique.
Pour résoudre définitivement le problème de l'indépendance et de la
réunification, autorités britanniques consultèrent les populations par
un référendum. La consultation eut lieu le 11 février 1961 et l'option
pour l'indépendance avec réunification des deux Cameroun l'emporta dans
le Southern Cameroons tandis que le Northern Cameroons se prononçait
pour son intégration à la fédération nigériane. Le Cameroun français indépendant se plaint de fraudes et affirma que le Northern Cameroons devait aussi lui être rattaché.
En juin 1961, à Bamenda, puis en juillet 1961 à Foumban et enfin en
août 1961 à Yaoundé, des représentants de l'ex-Cameroun français et du
Southern Cameroons se rencontrèrent pour règler les détail liés à la
réunification. Le 1er juin 1961, le Northern Cameroons devint indépendant et rejoint le Nigeria.
Le 1er octobre 1961, le Southern Cameroons devint indépendant et se
réunifia immédiatement avec l'ex-Cameroun français. Ils forment alors
la République Fédérale du Cameroun. John Ngu Foncha devient alors Premier Ministre du Cameroun occidental et Vice-président de la République Fédérale du Cameroun. République fédérale du Cameroun[modifier] Ahmadou Ahidjo est élu président du Cameroun le 5 mai 1960.
Le 1er octobre 1961 né la République Fédérale du Cameroun de la
réunification du Cameroun français et du Southern Cameroons
britannique. On rajoute alors deux étoiles sur le drapeau du Cameroun
Français afin de symboliser la fédération. En 1962, le Franc
CFA devint la monnaie officielle du pays (dans les deux zones). Une
ordonnance gouvernementale est prise cette même année qui règlemente
fortement les partis politiques. Durant cette période, une
forte répression est menée dans l'ouest du pays contre la guérilla de
l'UPC. Cette répression fera plusieurs milliers de morts. D'après
François-Xavier Verschave, quelques soldats français auraient participé
à cette opération qui aurait été un véritable « génocide », bien que la
plupart des livres d'histoire du Cameroun ne retiennent pas cette
version en général. D'après les dirigeants de l'UPC, au début des
années 1980, les troupes camerounaises auraient fait des "milliers" de
morts. Mongo Beti, en 1982, parlera de milliers de disparus victimes du
« Pinochet noir » (Ahidjo). En janvier 1962, alors que les
deux ailes de l'UPC se réunissent à leur premier congrès d'après
réhabilitation, Ahidjo envoie son armée y mettre un terme. Les
upécistes sont alors dispersés à coup de baïonnettes. Après
l'appel du 27 avril 1962, le député et ex-chef d'État André-Marie Mbida
et d'autres leaders de l'opposition comme Bebey-Eyidi (sécrétaire
général du Parti travailliste camerounais), Okala Charles Réné Guy
(sécrétaire du Parti socialiste camerounais) et Théodore Mayi-Matip
(Union des populations du cameroun) sont arrêtés, faisant ainsi de
Mbida le premier prisonnier politique du Cameroun indépendant, du 29
juin 1962 au 29 juin 1965. En avril 1964 Mbida Marguerite âgée
de 36 ans et épouse du prisonnier politique Mbida condamné à trois ans
de prison ferme, va se présenter comme tête de liste du PDC aux
élections législatives d’avril 1964. Le PDC sera le seul parti
politique à avoir osé se présenter à ces élections législatives. Les
leaders d’opinion camerounais de cette époque sont tous soit en exil
soit en prison. Les résultats de ces élections selon des sources dignes
de foi donnent une victoire massive au PDC dans ce qui s’appelle alors
le Nyong et Sanaga. Cette victoire électorale leur sera confisquée au
nom de l’unité nationale et du parti unique en gestation. Les électeurs
vont refuser que leur soit volée cette victoire électorale. Le
gouvernement camerounais de 1964 fera descendre la gendarmerie dans les
villages et les protestataires seront massivement déportés vers les
camps de concentration tristement célèbres de Mantoum, Tcholliré et
Mokolo. Le 1er septembre 1966, Ahmadou Ahidjo fusionne tous
partis politiques du Cameroun occidental - à l'exception du PDC et de
l'UPC - et certains du Cameroun oriental afin de former l'Union
Camerounaise (UC), une ébauche de parti unique. Il sera rebaptisé plus
tard Union Nationale Camerounaise (UNC). Tout sera alors mis en œuvre pour aboutir à l'état unitaire et mettre fin au fédéralisme.
À la suite de l'indépendance, l'UPC, écartée du pouvoir, estime que
l'indépendance octroyée par les Français n'était qu'un simulacre
(dénoncé un peu plus tôt par Mbida lorsqu'il refusa d'intégrer le
gouvernement Ahidjo) et que Ahmadou Ahidjo n'était qu'un valet de la
colonisation qu'il fallait combattre. Les leaders de l'UPC
déclenchèrent donc une insurrection dès l'indépendance afin de tenter
une conquête du pouvoir. Il y eut de nombreux débordements et
l'insurrection se transformera par endroits en brigandages et
règlements de compte. Cette insurrection sera matée par Ahmadou Ahidjo,
aidé par des conseillers militaires français. Les leaders de l'UPC en
exil seront tués l'un après l'autre, comme le docteur Félix Moumié,
empoisonné à Genève. Le dernier d'entre-eux, revenu au Cameroun pour
organiser de l'intérieur la lutte armée, Ernest Ouandié, sera arrêté,
jugé au cours du procès dit Ouandié-Ndongmo, et condamné à la peine
capitale. Il sera fusillé le 15 janvier 1971. Bibliographie * Daniel Abwa, André-Marie Mbida, premier premier ministre camerounais (1917-1980): autopsie d'une carrière politique Racines du présent, Editions L'Harmattan, 1993
* Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsitsa, Kamerun! Une guerre
cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971), Editions La
Découverte, 2011. (ISBN 978-2-707159-13-7) Liens externes * Revendications de l'association des anciens combattants nationalistes - Le Messager (02/06/2006) * "Cameroun, Autopsie d’une Indépendance". Gaëlle Le Roy et Valérie Osouf. Documentaire. France 5 et Program 33. 2007. * Kamerun! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971), Editions La Découverte, 2011]. Notes et références[modifier] 1. ↑ Kamerun! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971) - Éditions La Découverte, p. 79 2. ↑ http://www.kamerun-lesite.com/104/la-naissance-de-l%E2%80%99upc-1947-1948/#more-104 [archive] 3. ↑ http://www.kamerun-lesite.com/85/douala-brazzaville-douala%C2%A0-l%E2%80%99ebranlement-colonial-1940-1945/#more-85 [archive] 4. ↑ Kamerun! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971) - Éditions La Découverte, p. 113 5. ↑ Histoire de la décolonisation au XXème siècle - Éditions Broché 6. ↑ Marc Michel, « La guerre oubliée du Cameroun », L'Histoire, n° 318, mars 2007, p.53
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| Créé le : |
26 janv. 2012 22h29
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Histoire de l'indépendance du Cameroun: un débat ouvert sur les vérités et mensonges de l'histoire du Cameroun
source AICP
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Cameroun fut placé sous
tutelle de l'Organisation des Nations unies qui déléguèrent cette
tutelle à la France et à l'Angleterre. L'adoption par la
France des Constitutions de 1946 et de 1958 permit aux populations
locales de participer à la gestion du pays. Ainsi des assemblées
locales furent créées. D'abord l'Assemblée Représentative du Cameroun
(ARCAM) en 1946, qui devient en 1952 l'Assemblée Territoriale du
Cameroun (ATCAM) et enfin, en 1956, la France accorde l'autonomie
interne au Cameroun Français et l'assemblée devient Assemblée
Législative du Cameroun (ALCAM). Par ailleurs, des élus
camerounais furent envoyés en France représenter leur pays à
l'Assemblée nationale française, à l'Assemblée de l'Union française et
au conseil économique. C'est aussi le début des syndicats indigènes.
Soulevée dès l’entre-deux-guerres, la question de l'indépendance est à
nouveau posée par l’UPC, constituée le 10 avril 1948 à Douala. Elu
secrétaire général de l’UPC en novembre 1948, Ruben Um Nyobè devient la
figure emblématique du mouvement[1]. Bien que les autorités coloniales
qualifient publiquement l’UPC de "communiste", la police française est
bien obligée de constater – dans ses rapports secrets – que Um Nyobè
est un homme d'exception. Il "tranche, et de beaucoup, sur la faune
politique camerounaise", note-t-elle[2]. L'indépendance du
Cameroun était refusée par les autorités françaises comme par les
colons installés dans le pays. À la suite de la conférence de
Brazzaville, ces derniers avaient créé, le 15 avril 1945, l'Association
des Colons du Cameroun (ASCOCAM) dans le but de défendre leurs intérêts
et d'empêcher le progrès social revendiqué par les syndicats. Des
affrontements violents eurent lieu entre les membres les plus radicaux
du colonat et les "indigènes" en septembre 1945. Selon des archives
retrouvées par les auteurs du livre Kamerun!, "de nombreux Africains
sont à cette occasion 'abattus dans le dos, le plus souvent avec des
fusils de chasse' "[3]. Ayant réussi à prendre le dessus sur
les "colons de combat", l'administration coloniale favorisa la création
de partis politiques hostiles à l'UPC comme l'ESOCAM, l'INDECAM, etc.
Favorisés par la fraude électorale, ces "partis administratifs"
empêchèrent l'UPC d'avoir la majorité à l'assemblée territoriale. "Il
faudrait faire un livre pour terminer le recensement des forces qui
collaborent avec la puissance pour combattre notre organisation",
commentera Um Nyobè en 1954[4]. Les années 1950 En mai
1955, de violentes manifestations entrainent des nombreux morts
camerounais. L'UPC est accusée d'avoir organisée ces heurts et le
gouvernement français (Gouvernement Edgar Faure (2))en conseil des
Ministres décide d'interdire l'UPC et ses démembrements. l'UPC prend
alors le maquis. Peu après, la loi cadre Gaston Defferre crée
un «état sous tutelle» du Cameroun (gouvernement autonome). André-Marie
Mbida est nommé Chef D'État et Premier Ministre de ce gouvernement.
Pierre Messmer, Haut Commissaire du Cameroun (représentant le
gouvernement français) chercha un compromis avec Ruben Um Nyobe, chef
de l'UPC, afin de faire cesser la violence. Cette démarche fut refusée
par le chef de l'UPC et la violence repartit de plus belle. Ce
refus du dialogue mena l'administration française à chercher une voie
vers l'indépendance sans l'UPC. André-Marie Mbida refusa de suivre
cette voie et démissionna en 1958. Ahmadou Ahidjo fut alors nommé
premier ministre. Ruben Um Nyobe est tué par l'armée Française au cours
d'un combat dans le maquis Bassa le 13 septembre 1958. Les dirigeants
de l'UPC fuient alors à l'étranger. Le 1er janvier 1960,
Ahmadou Ahidjo peut enfin prononcer cette phrase : «Camerounais,
Camerounaises, le Cameroun est libre et indépendant». Le Cameroun est
alors doté d'une constitution à vocation pluraliste prévoyant le
multi-partisme. Selon l'historien Bernard Droz[5], les
évènements de la période 1955-1959 feront de l'ordre de la dizaine de
milliers de morts, que ce soit la répression militaire coloniale ou les
luttes internes à l'UPC. L'historien Marc Michel[6] qui a étudié la
question spécifique de l'indépendance du Cameroun, souligne que
l'essentiel des combats eut lieu après l'indépendance. Il estime que «
plus vraisemblablement, la guerre a fait plusieurs dizaines de milliers
de morts, principalement des victimes de la "guerre civile", après
l’indépendance ». Cameroun placé sous l'administration Britannique
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Cameroun placé sous
l'administration britannique voit l'émergence de mouvements
indépendantistes et réunificateurs. En mai 1949, le Dr
Emmanuel Endeley crée le Cameroons National Federation (CNF) qui lutte
pour l'autonomie et la séparation du Cameroun britannique de la
fédération Nigériane. Des dissidents du CNF fondent le Kamerun
United National Congress (KUNC) jugeant le CNF trop frileux sur la
question de la revendication. La proposition du KUNC est simple : la
restauration du "grand Kamerun" du temps de l'empire colonial allemand
d'où l'orthographe utilisé. À la même période, l'UPC s'implante aussi dans le sud du Cameroun britannique. En 1953, KNUC et CNF fusionnent pour fonder le Kamerun National Congress (KNC) qui gagnera les élections de 1953.
Ces partis, autonomistes ou indépendantistes, furent entendus par les
autorités britanniques qui modifièrent les institutions suites aux
conférences de Mamfé (1950) et de Lancaster House (1959) sous l'égide
de l'ONU. En 1954, le Cameroun britannique se dote de sa propre administration et installe sa capitale à Buéa. En 1958, le Dr Endeley devient premier ministre du « self government » du Cameroun britannique. En 1959, John Ngu Foncha devient premier ministre du Cameroun britannique.
Pour résoudre définitivement le problème de l'indépendance et de la
réunification, autorités britanniques consultèrent les populations par
un référendum. La consultation eut lieu le 11 février 1961 et l'option
pour l'indépendance avec réunification des deux Cameroun l'emporta dans
le Southern Cameroons tandis que le Northern Cameroons se prononçait
pour son intégration à la fédération nigériane. Le Cameroun français indépendant se plaint de fraudes et affirma que le Northern Cameroons devait aussi lui être rattaché.
En juin 1961, à Bamenda, puis en juillet 1961 à Foumban et enfin en
août 1961 à Yaoundé, des représentants de l'ex-Cameroun français et du
Southern Cameroons se rencontrèrent pour règler les détail liés à la
réunification. Le 1er juin 1961, le Northern Cameroons devint indépendant et rejoint le Nigeria.
Le 1er octobre 1961, le Southern Cameroons devint indépendant et se
réunifia immédiatement avec l'ex-Cameroun français. Ils forment alors
la République Fédérale du Cameroun. John Ngu Foncha devient alors Premier Ministre du Cameroun occidental et Vice-président de la République Fédérale du Cameroun. République fédérale du Cameroun[modifier] Ahmadou Ahidjo est élu président du Cameroun le 5 mai 1960.
Le 1er octobre 1961 né la République Fédérale du Cameroun de la
réunification du Cameroun français et du Southern Cameroons
britannique. On rajoute alors deux étoiles sur le drapeau du Cameroun
Français afin de symboliser la fédération. En 1962, le Franc
CFA devint la monnaie officielle du pays (dans les deux zones). Une
ordonnance gouvernementale est prise cette même année qui règlemente
fortement les partis politiques. Durant cette période, une
forte répression est menée dans l'ouest du pays contre la guérilla de
l'UPC. Cette répression fera plusieurs milliers de morts. D'après
François-Xavier Verschave, quelques soldats français auraient participé
à cette opération qui aurait été un véritable « génocide », bien que la
plupart des livres d'histoire du Cameroun ne retiennent pas cette
version en général. D'après les dirigeants de l'UPC, au début des
années 1980, les troupes camerounaises auraient fait des "milliers" de
morts. Mongo Beti, en 1982, parlera de milliers de disparus victimes du
« Pinochet noir » (Ahidjo). En janvier 1962, alors que les
deux ailes de l'UPC se réunissent à leur premier congrès d'après
réhabilitation, Ahidjo envoie son armée y mettre un terme. Les
upécistes sont alors dispersés à coup de baïonnettes. Après
l'appel du 27 avril 1962, le député et ex-chef d'État André-Marie Mbida
et d'autres leaders de l'opposition comme Bebey-Eyidi (sécrétaire
général du Parti travailliste camerounais), Okala Charles Réné Guy
(sécrétaire du Parti socialiste camerounais) et Théodore Mayi-Matip
(Union des populations du cameroun) sont arrêtés, faisant ainsi de
Mbida le premier prisonnier politique du Cameroun indépendant, du 29
juin 1962 au 29 juin 1965. En avril 1964 Mbida Marguerite âgée
de 36 ans et épouse du prisonnier politique Mbida condamné à trois ans
de prison ferme, va se présenter comme tête de liste du PDC aux
élections législatives d’avril 1964. Le PDC sera le seul parti
politique à avoir osé se présenter à ces élections législatives. Les
leaders d’opinion camerounais de cette époque sont tous soit en exil
soit en prison. Les résultats de ces élections selon des sources dignes
de foi donnent une victoire massive au PDC dans ce qui s’appelle alors
le Nyong et Sanaga. Cette victoire électorale leur sera confisquée au
nom de l’unité nationale et du parti unique en gestation. Les électeurs
vont refuser que leur soit volée cette victoire électorale. Le
gouvernement camerounais de 1964 fera descendre la gendarmerie dans les
villages et les protestataires seront massivement déportés vers les
camps de concentration tristement célèbres de Mantoum, Tcholliré et
Mokolo. Le 1er septembre 1966, Ahmadou Ahidjo fusionne tous
partis politiques du Cameroun occidental - à l'exception du PDC et de
l'UPC - et certains du Cameroun oriental afin de former l'Union
Camerounaise (UC), une ébauche de parti unique. Il sera rebaptisé plus
tard Union Nationale Camerounaise (UNC). Tout sera alors mis en œuvre pour aboutir à l'état unitaire et mettre fin au fédéralisme.
À la suite de l'indépendance, l'UPC, écartée du pouvoir, estime que
l'indépendance octroyée par les Français n'était qu'un simulacre
(dénoncé un peu plus tôt par Mbida lorsqu'il refusa d'intégrer le
gouvernement Ahidjo) et que Ahmadou Ahidjo n'était qu'un valet de la
colonisation qu'il fallait combattre. Les leaders de l'UPC
déclenchèrent donc une insurrection dès l'indépendance afin de tenter
une conquête du pouvoir. Il y eut de nombreux débordements et
l'insurrection se transformera par endroits en brigandages et
règlements de compte. Cette insurrection sera matée par Ahmadou Ahidjo,
aidé par des conseillers militaires français. Les leaders de l'UPC en
exil seront tués l'un après l'autre, comme le docteur Félix Moumié,
empoisonné à Genève. Le dernier d'entre-eux, revenu au Cameroun pour
organiser de l'intérieur la lutte armée, Ernest Ouandié, sera arrêté,
jugé au cours du procès dit Ouandié-Ndongmo, et condamné à la peine
capitale. Il sera fusillé le 15 janvier 1971. Bibliographie * Daniel Abwa, André-Marie Mbida, premier premier ministre camerounais (1917-1980): autopsie d'une carrière politique Racines du présent, Editions L'Harmattan, 1993
* Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsitsa, Kamerun! Une guerre
cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971), Editions La
Découverte, 2011. (ISBN 978-2-707159-13-7) Liens externes * Revendications de l'association des anciens combattants nationalistes - Le Messager (02/06/2006) * "Cameroun, Autopsie d’une Indépendance". Gaëlle Le Roy et Valérie Osouf. Documentaire. France 5 et Program 33. 2007. * Kamerun! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971), Editions La Découverte, 2011]. Notes et références[modifier] 1. ↑ Kamerun! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971) - Éditions La Découverte, p. 79 2. ↑ http://www.kamerun-lesite.com/104/la-naissance-de-l%E2%80%99upc-1947-1948/#more-104 [archive] 3. ↑ http://www.kamerun-lesite.com/85/douala-brazzaville-douala%C2%A0-l%E2%80%99ebranlement-colonial-1940-1945/#more-85 [archive] 4. ↑ Kamerun! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971) - Éditions La Découverte, p. 113 5. ↑ Histoire de la décolonisation au XXème siècle - Éditions Broché 6. ↑ Marc Michel, « La guerre oubliée du Cameroun », L'Histoire, n° 318, mars 2007, p.53
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26 janv. 2012 22h09
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Forum économique mondial: un regard croisé
Le Forum économique mondial (World Economic Forum) est une fondation à
but non lucratif dont le siège est à Genève. Le Forum est connu pour sa
réunion annuelle à Davos, en Suisse, qui réunit des dirigeants
d’entreprise, des responsables politiques du monde entier ainsi que des
intellectuels et des journalistes, afin de débattre des problèmes les
plus urgents de la planète, y compris dans les domaines de la santé et
de l’environnement. Le forum organise également la « Réunion annuelle
des nouveaux champions » en Chine et plusieurs réunions régionales qui
se tiennent tout au long de l’année. Il a été créé en 1971 par Klaus M.
Schwab, professeur d’économie en Suisse[1]. Parallèlement aux réunions,
le forum publie un certain nombre de rapports économiques et implique
ses membres dans différentes initiatives liées à des secteurs
spécifiques[2]. Sommaire Organisation Klaus M. Schwab, fondateur et président du Forum économique mondial.
Le Forum économique mondial est une fondation à but non lucratif. Il ne
défend aucun intérêt politique, partisan ou national et s'est donné
pour mission « d’améliorer l’état du monde »[3],[4]. Il a son
siège à Cologny, dans le canton de Genève, en Suisse. En 2006, il a
ouvert des bureaux régionaux à Pékin (Beijing), en Chine, et à New
York, aux États-Unis. Il a le statut d’observateur auprès du
Conseil économique et social des Nations Unies et est placé sous la
supervision du gouvernement suisse. La plus haute instance du forum est
le Conseil de fondation [5], constitué de 22 membres, parmi lesquels
figurent majoritairement des chefs d'entreprise, tels que le PDG de
Renault Carlos Ghosn, le publicitaire français Maurice Lévy, le PDG
d'Alcatel-Lucent Ben J. Verwaayenet et le PDG de Goldman Sachs Peter D.
Sutherland, mais aussi quelques personnalités politiques telles que la
reine Rania de Jordanie, la Présidente du FMI Christine Lagarde[6], ou
l'ancien Secrétaire Général des Nations Unies Kofi Annan. le financement
Le financement du forum est assuré par les 1 000 entreprises
membres[7]. Le profil type de l’entreprise membre est une
multinationale réalisant un chiffre d'affaires supérieur à cinq
milliards USD (soit environ 3,7 milliards d'euros), un chiffre qui peut
toutefois varier selon la branche et la région concernées. Par
ailleurs, ces entreprises se classent parmi les meilleures dans leur
secteur d’activité et/ou pays et jouent un rôle prédominant dans
l’évolution future de leur secteur d’activité et/ou région.
Depuis 2005, les entreprises membres versent des droits d’adhésion
annuels de 42 500 CHF (soit environ 34 000 euros), ainsi que des droits
de 18 000 CHF (environ 14 500 euros), un montant qui couvre la
participation de leur PDG à la réunion annuelle de Davos. Les Industry
Partners et les Strategic Partners versent respectivement 250 000 CHF
(soit plus de 200 000 euros) et 500 000 CHF (soit plus de 400 000
euros), ce qui leur permet de jouer un rôle plus important dans les
initiatives du forum[8],[9]. Activités Réunion annuelle de Davos
Klaus M. Schwab, fondateur et président du Forum économique mondial et
François Fillon le Premier ministre de la République française, 2008.
Evénement phare du Forum, la Réunion annuelle a lieu chaque année à la
fin janvier à Davos. Cet événement organisé dans la célèbre station de
sport d’hiver des Alpes suisses réunit les PDG des 1000 entreprises
membres du Forum ainsi que des responsables politiques, des
représentants des milieux universitaires et des ONG, des leaders
religieux et des personnalités du monde des médias[10]. La
participation à la Réunion Annuelle est uniquement sur invitation.
Environ 2 200 personnes participent à cet événement de cinq jours et
assistent aux quelque 220 sessions inscrites au programme officiel. Les
discussions traitent de questions clés de portée mondiale (telles que
les conflits internationaux, la pauvreté et les problèmes
environnementaux) et des différentes solutions possibles[2]. médias
Près de 500 journalistes (médias en ligne, presse écrite, radio et
télévision) participent à la Réunion Annuelle. Les medias ont accès à
toutes les sessions inscrites au programme officiel, dont certaines
sont également diffusées en direct sur le Web[11]. Toutes les
séances plénières de Davos peuvent être suivies sur YouTube[12], des
images sont disponibles gratuitement sur Flickr[13] et les citations
clés peuvent être consultées sur Twitter[14]. En 2007, le
Forum a ouvert des pages sur des plateformes de réseau social telles
que MySpace[15] et FaceBook[16]. Lors de la Réunion Annuelle en 2008,
le Forum a invité le public à répondre à la Davos Question sur
YouTube[17], lui permettant ainsi d’interagir avec les leaders mondiaux
présents à Davos, eux-mêmes conviés à répondre depuis un YouTube Video
Corner situé dans le Centre de congrès[18]. En 2008, des conférences de
presse ont été diffusées en direct sur Qik[19] et Mogulus[20], donnant
la possibilité à toutes les personnes intéressées de poser des
questions aux intervenants. En 2006 et 2007, des participants
sélectionnés ont été interviewés et la session de clôture a été
diffusée dans l’auditorium Reuters de Second Life[21]. Participants Le Davos Conversation Corner mis à disposition par YouTube lors de la Réunion Annuelle 2008 du World Economic Forum.
En 2008, quelque 250 personnalités (chefs d’État ou de gouvernement,
ministres, ambassadeurs, responsables ou hauts fonctionnaires
d’organisations internationales) ont participé à la réunion annuelle.
Citons notamment la présence d’Abdoulaye Wade, Nicolas Sarkozy,
Abdullah Ahmad Badawi, Alvaro Uribe Velez, Anders Fogh Rasmussen, Ban
Ki-moon, Condoleezza Rice, Ferenc Gyurcsany, François Fillon, Gloria
Macapagal Arroyo, Gordon Brown, Hamid Karzai, Ilham Aliyev, Jan Peter
Balkenende, Lee Hsien Loong, Pervez Musharraf, la reine Rania de
Jordanie, Recep Tayip Erdogan, Salam Fayyad, Sali Berisha, Shimon
Peres, Umaru Yar'Adua, Valdas Adamkus, Yasuo Fukuda, Viktor A.
Yushchenko et Zeng Peiyan[22],[23]. Al Gore, Bill Clinton,
Bill Gates, Bono, Paulo Coelho et Tony Blair sont également des fidèles
de Davos. Les éditions précédentes ont été marquées par la présence
d’Angela Merkel, Dmitry Medvedev, Henry Kissinger, Nelson Mandela,
Raymond Barre et Yasser Arafat. Samuel Huntington a décrit les
participants à la réunion annuelle comme appartenant à l’espèce de «
l’homme de Davos », en référence à une élite mondiale dont les membres
se projettent dans une dimension purement globale[24],[25]. Réunion Annuelle des Nouveaux Champions
En 2007, le Forum a introduit la "Réunion Annuelle des Nouveaux
Champions" qui se tient tous les ans en Chine. Cet événement a été créé
à l’intention des "Global Growth Companies". Il s’agit d’un groupe de
«champions économiques» provenant essentiellement de différents pays
émergents caractérisés par une croissance rapide tels que la Chine et
l’Inde mais également d’un certain nombre de «locomotives» issues des
pays développés. La Réunion s’adresse en outre à la prochaine
génération de leaders mondiaux, aux régions à croissance rapide, aux
villes compétitives et aux Technology Pioneers du monde entier[26],[27]. Réunions régionales
Chaque année, une dizaine de réunions régionales sont organisées,
favorisant l’établissement de contacts étroits entre les dirigeants
d’entreprise, les chefs de gouvernement locaux et les ONG. Les réunions
ont lieu en Afrique, en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et au
Proche-Orient. Les pays où se tiennent les réunions varient d’une année
à l’autre, à l’exception de la Chine et de l’Inde qui ont régulièrement
joué le rôle de pays hôtes au cours de la dernière décennie[28]. Liste de réunions régionales en 2011[29] : * Du 27 au 29 avril : Forum économique mondial pour l'Amérique Latine, Rio de Janeiro, Brésil * Du 4 au 6 mai : Forum économique mondial pour l'Afrique * Du 20 au 22 mai : Forum économique mondial pour le Moyen Orient * Du 8 au 9 juin : Forum économique mondial pour l'Europe Centrale et Orientale * Du 12 au 13 juin : Forum économique mondial pour l'Asie du Sud Est Young Global Leaders
En 2005, le Forum a fondé la communauté des Young Global Leaders, qui
succède aux Global Leader of Tomorrow. Cette communauté regroupe plus
de 750 leaders du monde entier âgés de moins de 40 ans, issus de
disciplines et de secteurs très variés. Ses membres s’investissent dans
la 2030 Initiative, c'est-à-dire l’établissement d’un plan d’action
permettant de définir ce que sera le monde en 2030. Parmi ses membres
figurent[30] Shai Agassi, Anousheh Ansari, Maria Consuelo Araujo,
Sergey Brin, Tyler Brûlé, Patrick Chappatte, Olafur Eliasson Rahul
Gandhi, Haakon de Norvège, Silvana Koch-Mehrin, Tariq Krim, Irshad
Manji, Princesse Mathilde de Belgique, Aditya Mittal, Gavin Newsom,
Larry Page, Andrea Sanke, Anoushka Shankar, Peter Thiel, Karim Meïssa
Wade, Jimmy Wales, Gabriel Naouri et Niklas Zennström. Entre 100 et 200
nouvelles personnalités sont désignées chaque année, ce qui portera le
nombre des membres de la communauté à 789 [31],[32],[33],[34]. Entrepreneurs sociaux
Depuis 2000, le Forum a défendu des modèles développés par les
principaux entrepreneurs sociaux au monde, en étroite collaboration
avec la Schwab Foundation for Social Entrepreneurship[35]. Cette
fondation considère l’entrepreneuriat social comme un élément clé pour
faire progresser la société et résoudre les problèmes d’ordre
social[36],[37]. Des entrepreneurs sociaux sélectionnés sont invités à
participer à des réunions régionales ainsi qu’à la Réunion annuelle du
forum où ils ont l’occasion de rencontrer de hauts représentants du
monde économique et politique. Lors de la réunion annuelle de 2003,
Jeroo Bilimoria a ainsi rencontré Roberto Blois, Vice-Secrétaire
général de l’Union internationale des télécommunications, une entrevue
qui a débouché sur un partenariat clé pour son organisation Child
Helpline International[38]. Technology Pioneers Tous
les ans le Forum choisit ses Technology Pioneers, une trentaine de
jeunes entreprises à la pointe de la recherche dans les secteur
biomédical, des télécommunications et de l’Internet. Depuis 2003, 391
entreprises ont ainsi été recompensées[39]. Études économiques
Le Forum sert aussi de laboratoire d’idées et publie différents
rapports économiques annuels[40] (date de la première publication entre
parenthèses) : * Le Global Competitiveness Report (1979) mesure la compétitivité des pays et des économies.
* Le Global Information Technology Report (2001) évalue leur
compétitivité en fonction de leur propension à utiliser les
technologies de l’information (networked readiness). * Le Global Gender Gap Report (2005) analyse les domaines critiques d’inégalité entre les hommes et les femmes * Le Global Risk Report (2006) soupèse les principaux risques globaux * Le Travel and Tourism Competitiveness Report (2007) apprécie la compétitivité en termes de voyage et de tourisme.
* Le Global Enabling Trade Report (2008) présente une analyse
internationale portant sur un large éventail de mesures utiles aux
échanges commerciaux entre les pays. Initiatives La
Global Health Initiative (GHI) a été lancée par Kofi Annan lors de la
Réunion Annuelle de 2002. Cette initiative a pour mission d’inciter les
entreprises à conclure des partenariats publics-privés afin de lutter
contre le HIV/sida, la tuberculose, la malaria et de renforcer les
systèmes de santé. Lancée lors de la Réunion Annuelle de 2003,
la Global Education Initiative (GEI) a mis en présence des
multinationales spécialisées dans les technologies de l’information et
les gouvernements de la Jordanie, de l’Égypte et de l’Inde. La
rencontre a débouché sur la mise à disposition de matériel informatique
neuf dans les écoles et un nombre plus élevé d’enseignants locaux
formés aux méthodes de e-learning. L’impact sur la vie des enfants est
important. Le modèle GEI, qui est évolutif et s’inscrit dans la durée,
sert désormais de projet éducatif dans d’autres pays tels que le Rwanda.
L’Environmental Initiative porte sur les changements climatiques et
l’eau. Dans le cadre du “Gleneagles Dialogue on Climate Change”, le
gouvernement du Royaume-Uni a demandé au World Economic Forum, lors du
31è Sommet du G8 à Gleneagles en 2005, de favoriser le dialogue avec le
milieu des affaires afin de formuler des recommandations visant à
réduire les émissions de gaz à effet de serre. Approuvées par un groupe
international de CEO, ces recommandations ont été présentées aux
leaders avant le Sommet du G8 à Toyako/Hokkaidō qui s’est tenu en
juillet 2008[41],[42]. La Water Initiative réunit différents acteurs
tels que Alcan Inc., l’agence suisse Direction du développement et de
la coopération, USAID India, UNDP India, la Confederation of Indian
Industry (CII), le gouvernement du Rajasthan et la NEPAD Business
Foundation. Son objectif est de promouvoir les partenariats
publics-privés sur la gestion de l’eau en Afrique du Sud et en Inde.
Désireux de lutter contre la corruption, différents CEO émanant des
secteurs de l’ingénierie et de la construction, de l’énergie et des
métaux et de l’exploitation minière ont lancé la Partnering Against
Corruption Initiative (PACI) lors de la Réunion Annuelle de Davos en
janvier 2004. La PACI est une plateforme d’échanges fondée sur des
expériences pratiques et des situations conflictuelles. Quelque 140
entreprises ont signé cette initiative[43]. Histoire
Frederik de Klerk et Nelson Mandela échangent une poignée de main lors
de la Réunion Annuelle du World Economic Forum à Davos en janvier 1992.
En 1971, Klaus M. Schwab, alors professeur d’économie à l’Université de
Genève, invite 444 dirigeants d’entreprises d’Europe occidentale à
participer au premier European Management Symposium organisé dans le
nouveau Centre de congrès de Davos. Sous le patronage de la Commission
européenne et de différentes associations industrielles du Vieux
Continent, Klaus Schwab entend familiariser les entreprises européennes
avec les pratiques de management en vigueur aux États-Unis. Il crée
ensuite le European Management Forum sous la forme d’une organisation à
but non lucratif sise à Genève et invite des dirigeants d’entreprises
européennes à Davos, où se tient la réunion annuelle en janvier[44].
Klaus Schwab développe la "stakeholder management approach", qui lie le
succès d’une entreprise au fait que ses dirigeants prennent en
considération les intérêts de toutes les parties prenantes, à savoir
non seulement les actionnaires et les clients mais également les
employés et les communautés au sein desquelles l’entreprise évolue, y
compris les gouvernements[45]. Après les événements de 1973, notamment
la fin du système des taux de change fixe consacré par les accords de
Bretton Woods et la guerre israélo-arabe, la Réunion Annuelle ne
s’intéresse plus uniquement aux questions de management: elle porte
désormais aussi son attention sur les problèmes économiques et sociaux.
Des leaders politiques sont ainsi invités pour la première fois à Davos
en janvier 1974[46]. L'European Management Forum est rebaptisé World Economic Forum en 1987[7].
Son objectif est d’élargir encore son rayonnement et de proposer une
tribune pour résoudre les conflits internationaux. Les leaders
politiques considèrent la manifestation de Davos comme une plateforme
neutre susceptible de les aider à aplanir leurs différends[47]. En
1988, la Grèce et la Turquie signent la «Déclaration de Davos»,
éloignant ainsi le spectre d’une guerre qui semblait imminente. Lors de
la Réunion Annuelle de Davos en 1992, le président sud-africain
Frederik de Klerk, Nelson Mandela et le chef zoulou Mangosuthu
Buthelezi se rencontrent pour la première fois à l’étranger. En 1994,
le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres et le chef
de l’OLP Yasser Arafat concluent un projet d’accord sur Gaza et
Jericho[48]. En 2008, Bill Gates tient un discours sur le ‘Creative
Capitalism’, une forme de capitalisme qui vise tant à générer des
bénéfices qu’à résoudre les injustices dans le monde et qui exploite
les forces du marché pour répondre aux besoins des plus
démunis[49],[50]. Liste des réunions annuelles[51] * Du 26 au 31 janvier 1995, à Davos en Suisse, 25e Forum économique mondial * Du 1 au 6 février 1996, à Davos, 26e Forum économique mondial * Du 30 janvier 1997 au 4 février 1997, à Davos, 27e Forum économique mondial * Du 29 janvier 1998 au 3 février 1998, à Davos, 28e Forum économique mondial * Du 28 janvier 1999 au 2 février 1999, à Davos, 29e Forum économique mondial * Du 26 janvier 2000 au 2 février 2000, à Davos, 30e Forum économique mondial * Du 25 au 30 janvier 2001, à Davos en Suisse, 31e Forum économique mondial * Du 31 janvier au 4 février 2002, à New York, 32e Forum économique mondial
* Du 23 au 28 janvier 2003, à Davos, 33e Forum économique mondial,
réunissant 2 311 participants de 104 pays. Le 26, intervention de Luis
Inacio da Silva, nouveau président du Brésil. * Du 21 au 25 janvier 2004, à Davos, 34e Forum économique mondial * Du 26 au 30 janvier 2005, à Davos, 35e Forum économique mondial * Du 25 au 29 janvier 2006, à Davos, 36e Forum économique mondial * Du 24 au 28 janvier 2007, à Davos, 37e Forum économique mondial * Du 23 au 27 janvier 2008, à Davos, 38e Forum économique mondial * Du 28 janvier 2009 au 1er février 2009, à Davos, 39e Forum économique mondial * Du 27 au 31 janvier 2010, à Davos, 40e Forum économique mondial * Du 26 au 30 janvier 2011, à Davos, 41e Forum économique mondial regard croisé
De simple réunion informelle de chefs d'entreprise européens, le forum
de Davos s’est peu à peu transformé en club planétaire de décideurs. Il
a acquis sur la scène économique mondiale un poids et un pouvoir
impressionnants, ce qui fait dire à ses détracteurs qu’il est
l’incarnation d’un impérialisme économique[réf. nécessaire]. La
puissance du forum économique mondial est telle que, malgré son
caractère non-démocratique (il n’est pas une instance élue), l’ONU a
mis en place depuis 1998 un partenariat avec lui, permettant une
implication croissante des entreprises dans le règlement des affaires
économiques mondiales[réf. nécessaire]. Réseau de dirigeants organisés
pour conforter la mondialisation libérale, le forum entend donc aussi
faire jouer un rôle de plus en plus important aux dirigeants
d’entreprises au détriment du rôle de régulation des Etats. Il œuvre à
affirmer la légitimité d’une nouvelle « gouvernance globale » des
affaires économiques mondiales, où les entreprises, par la prise en
compte d’impératifs éthiques, par une implication citoyenne, seraient
aptes à remplacer le rôle jugé défaillant et obsolète des Etats[52].
Le Forum économique mondial, comme le G8, peuvent être considérés comme
des institutions impérialistes puisque, alors qu’elles constituent des
instances non élues, et qu’elles représentent non pas les intérêts de
la population mondiale mais seulement des très grandes entreprises,
banques et des Etats les plus riches, elles s’arrogent le droit de
prendre des décisions majeures sur les orientations économiques du
monde[53]. À la fin des années 90, le Forum, le G7, la Banque
mondiale, l’OMC et le FMI sont sévèrement critiqués par des activistes
antimondialistes qui accusent le capitalisme et la mondialisation
d’accroître la pauvreté et de détruire l’environnement. Près de 1500
manifestants perturbent le World Economic Forum à Melbourne, en
Australie, barrant le passage à 200 délégués qui se rendent à la
réunion[54]. A Davos, des manifestants protestent régulièrement contre
la réunion des «nantis dans la neige» (fat cats in the snow), selon les
termes du chanteur de rock Bono[55]. En janvier 2000, un
millier de personnes manifestent dans les rues de Davos, faisant voler
en éclats la vitrine du McDonald's[56]. Depuis que des mesures de
sécurité plus sévères empêchent les manifestants de se rendre dans la
station grisonne, la plupart des démonstrations anti-Davos ont lieu à
Zurich, Berne ou Bâle[57]. Les médias suisses ont critiqué à maintes
reprises les coûts des mesures de sécurité, supportés conjointement par
le Forum, les autorités cantonales et la Confédération[58].
Depuis la Réunion Annuelle en janvier 2003, un Open Forum Davos est
organisé parallèlement à la réunion principale afin d’ouvrir au public
le débat sur la mondialisation. Réunissant personnalités politiques et
dirigeants d’entreprise, l’Open Forum se tient chaque année dans
l’enceinte de l’école locale. Le public peut assister gratuitement à
tous les débats[59],[60]. La Réunion Annuelle a en outre été décriée
pour son «déploiement de fastes et de platitudes». Ses détracteurs lui
reprochent de s’éloigner des grandes questions économiques et de
fournir des résultats peu probants, en particulier depuis la présence
toujours plus importante d’ONG peu compétentes en matière d’économie.
Selon eux, Davos se penche sur des questions politiques du moment, très
prisées des médias (réchauffement climatique, sida en Afrique, etc), au
lieu de débattre de l’économie mondiale en présence d’experts renommés,
de grands dirigeants économiques et d’acteurs politiques clés[61].
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| Créé le : |
26 janv. 2012 22h07
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La taxe sur les transactions financières est «une folie», déclare David Cameron à Davos
 Le
Premier ministre britannique David Cameron s'exprimant lors du Forum
économique mondial de Davos, en Suisse, le 26 janvier 2012.
C'était
au tour du Premier ministre britannique David Cameron de présenter sa
vision de l'Europe ce jeudi 26 janvier 2012 au Forum économique mondial
de Davos, au lendemain du discours de la chancelière allemande axé sur
une Europe plus forte et plus intégrée. Pour David Cameron, l'Europe
doit être plus compétitive et moins bureaucratique. Le Premier ministre
a surtout profité de cette tribune planétaire pour dire tout le mal
qu'il pense du projet de taxe sur les transactions financières.
D’après David Cameron, la taxe sur les transactions financières est « une folie ».
Elle pourrait coûter 500 000 emplois à l'Europe, affirme-t-il en
s'appuyant sur une étude de la Commission de Bruxelles. Ce genre
d'idées relève de ces mesures bureaucratiques qui font tant de mal à
l'Union européenne, argumente le chef du gouvernement britannique en
citant les réglementations sur le temps de travail ou encore sur la
protection des femmes enceintes.
En libéral assumé, David Cameron appelle l'Europe à plus de flexibilité
pour retrouver une compétitivité en perte de vitesse. C'est aussi le
partisan d'une politique monétaire forte qui a parlé. Regrettant que la
zone euro ne dispose d'aucun attribut permettant de défendre la monnaie
unique, une banque centrale solide, plus de transferts budgétaires et
des euro-obligations, ce fameux instrument souhaité par de nombreux
partenaires de l'Union mais fermement rejeté par l'Allemagne.
Dans les conditions actuelles, pas question pour la Grande-Bretagne de
la rejoindre. Ceux qui seraient tentés de le confondre avec un opposant
à l'Europe se trompent, assure-t-il. Et le Premier ministre britannique
de clamer son engagement en faveur d'une Europe politique. Sur les
sanctions contre l'Iran, sur l'intervention en Libye ou encore sur la
condamnation du régime syrien, son gouvernement a bien été à la pointe
de l'Europe, a-t-il rappelé en guise de conclusion.
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| Créé le : |
26 janv. 2012 21h34
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La taxe sur les transactions financières est «une folie», déclare David Cameron à Davos
 Le
Premier ministre britannique David Cameron s'exprimant lors du Forum
économique mondial de Davos, en Suisse, le 26 janvier 2012.
C'était
au tour du Premier ministre britannique David Cameron de présenter sa
vision de l'Europe ce jeudi 26 janvier 2012 au Forum économique mondial
de Davos, au lendemain du discours de la chancelière allemande axé sur
une Europe plus forte et plus intégrée. Pour David Cameron, l'Europe
doit être plus compétitive et moins bureaucratique. Le Premier ministre
a surtout profité de cette tribune planétaire pour dire tout le mal
qu'il pense du projet de taxe sur les transactions financières.
D’après David Cameron, la taxe sur les transactions financières est « une folie ».
Elle pourrait coûter 500 000 emplois à l'Europe, affirme-t-il en
s'appuyant sur une étude de la Commission de Bruxelles. Ce genre
d'idées relève de ces mesures bureaucratiques qui font tant de mal à
l'Union européenne, argumente le chef du gouvernement britannique en
citant les réglementations sur le temps de travail ou encore sur la
protection des femmes enceintes.
En libéral assumé, David Cameron appelle l'Europe à plus de flexibilité
pour retrouver une compétitivité en perte de vitesse. C'est aussi le
partisan d'une politique monétaire forte qui a parlé. Regrettant que la
zone euro ne dispose d'aucun attribut permettant de défendre la monnaie
unique, une banque centrale solide, plus de transferts budgétaires et
des euro-obligations, ce fameux instrument souhaité par de nombreux
partenaires de l'Union mais fermement rejeté par l'Allemagne.
Dans les conditions actuelles, pas question pour la Grande-Bretagne de
la rejoindre. Ceux qui seraient tentés de le confondre avec un opposant
à l'Europe se trompent, assure-t-il. Et le Premier ministre britannique
de clamer son engagement en faveur d'une Europe politique. Sur les
sanctions contre l'Iran, sur l'intervention en Libye ou encore sur la
condamnation du régime syrien, son gouvernement a bien été à la pointe
de l'Europe, a-t-il rappelé en guise de conclusion.
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